Les lumières m'aveuglent
Les yeux bleus d'une autre
Je ne suis plus moi
Laissez-moi crever
Sur cette terre
Que suis-je ?
Rien qu'un emballage
Avec un peu de cerveau
Pour payer des factures
Et me lever tous les matins
Pour taffer comme un enculé
Pour un patron qu'en a rien à foutre
Je ne suis plus qu'ombre
Finalement ça me plait
De l'argent facile
Ouvrier
Mon diplôme
Mon statut
Un salaire de misère
Je ne mise pas un centime sur moi
Un humain sans valeur
Demain je serai chômeur
L'avenir de ma race
Celle des poètes
Celle des seigneurs
En deux-mille-douze épargnez-moi
Annunakis je vous vénère
Dieux des anciens revenez
Serpentez-moi
Faites-moi mourir
Ressuscitez-moi
Entre les blancs et les noirs
Mort à présent je suis
Je me décompose
Avec sourire
Car au contraire de vous
Tu permets que je te dise TU
Toi qui sais
Ce que l'avenir nous réserve
Garde-le pour toi
Bien profond dans tes mystères
Un jour tu crèveras tout comme moi
Et des six milliard en trop
Un jour la masse saura la vérité
Et toi grand manipulateur de l'existence
Tu seras berné
Car l'homme depuis a évolué
Pas en bien je te le confesse
Mais il y en a un ou deux
Qui ne se rase pas trop
Anarchiste et révolutionnaire
Comme ceux qui ont servi les Ricains
Fait pour foutre le bocson
Et qui sont devenu un sac de n½ud
Pour leur créateur
Monsieur le prestidigitateur
Tu as inventé
Ta perte
Caspar Equiposa 2°°9